La barrière de corail en DANGER

31 mai 2014
La barrière de corail en DANGER

Nous avons le privilège d’être au bord d’une mer turquoise, d’une plage de sable blanc et de voir nos rues bordées de palmiers. Nous aimons profiter de tout ce que la nature nous offre sous l’eau, mais nous ne nous demandons que rarement, quel est l’impact que nous avons sur cet écosystème par rapport que bienfait qu’il nous apporte?
Que se passerait-il par exemple si un ouragan passait et que notre barrière de corail n’était pas « saine », ni « apte » à nous protéger ?

La deuxième plus grande barrière du monde

Au niveau mondial, la barrière de corail du Mexique est la deuxième par sa taille, après celle d’Australie. Elle s’étend sur 1000km au large des côtes du Honduras, Belize, Guatemala, et bien sur Mexique.

Le récif héberge plus de 500 espèces de poissons, 60 espèces de coraux, 350 mollusques.

Il compte aussi la plus grande colonie de lamantin au monde avec environ 1500 individus.

Il est estimé que proche de 2 millions d’humains dépendent économiquement de ses ressources.

En plus d’être une source alimentaire et touristique, c’est une barrière naturelle de défense contre l’érosion et la destruction de la côte, elle a une importance fondamentale lors de passage d’ouragans.

C’est l’habitat de beaucoup d’espèces importantes comme le poisson perroquet, qui est le principal producteur de sable blanc: il mange littéralement le corail et en expulse les restes, transformés en sable blanc. Il est capable d’en produire une tonne à l’année.

Il est donc important de protéger la barrière, à la fois pour la préservation des espèces, mais aussi pour le maintien des ressources économiques de la population.

Pour vous donner un exemple concret, lors du passage sur nos côtes de l’ouragan Wilma en 2005, la barrière de crorail a réduit la force de ce cyclone qui était d’environ 7 Bombes atomiques à seulement 0.02 bombes!!

Quelques chiffres sur le récif:

-Certains types de coraux grandissent seulement d’ 1 cm par an.
-25% de la vie sous-marine dépend directement de la barrière de corail.
-3/4 du récif dans le monde est menacé actuellement.
-80% de l’alimentation du corail dépend de l’algue Zooxanthellae qui génère l’oxygène avec la photosynthèse.
- Jusqu’à 6000 tonnes de protection solaire sont libérées dans la mer tous les ans, certains ingrédients sont extrêmement nocifs et peuvent amener à tuer l’algue que consomme le corail.
-Une augmentation de juste 1.5 à 2 degrés est suffisant pour que cette même algue abandonne le corail, provoquant sont blanchissement et sa mort.
-L’île de Cozumel reçoit à l’année entre 3 et 5 millions de visiteurs, 30% réalisent des activités aquatiques.
-le récif le plus connu des plongeurs sur l’île de Cozumel « Paraiso » atteint en saison haute de 700 à 1000 personnes par jour.

Cozumel

Quelles sont les menaces pour la barrière de corail ?

-Le tourisme tout d’abord, la Riviera maya est la première destination touristique du pays, le nombre de visiteurs augmente chaque année, le fait de toucher le corail semble ne pas avoir d’impact mais si ce sont des milliers de personnes qui touchent le corail, l’impact peut être dramatique.

-L’agriculture, en libérant pesticides et fertilisants, sont libérés directement dans la mer via les rivières souterraines.

-La pêche excessive.

-Le développement urbain sans régulation; en supprimant la dune de sable, la plage peu à peu disparaitra…

-Les changements climatiques, provoquant des différences de températures, ou encore les ouragans qui peuvent endommager fortement le récif, comme à Tulum par exemple ou le corail est pratiquement mort.

- Les crèmes solaires qui contiennent des filtres chimiques.

- Uriner dans l’eau est également un danger pour les coraux car ces liquides contiennent des restes de médicaments, d’alcool, parfois de drogues…etc

C’est un des ecosystèmes les plus menacé. Pour voir l’impact que nous pouvons produire sur le récif il faut comprendre que tout est connecté: le récif, la mangrove, les zones de sable… La dune de sable côtière juste au dessus de la plage semble peu fertile, ce n’est pas très commun d’y voir beaucoup d’animaux, il n’y a en général que de la végétation. Cependant elle est très importante pour protéger l’écosystème à l’intérieur de la mer.

La mer, la plage, la dune, forment un même système; ensuite vient la mangrove, le tasistal (palmiers) et la forêt.

Tout se qui se passe à l’extérieur va aider à diminuer l’impact physique et chimique de l’écosystème à l’intérieur même du récif.

Les actions humaines, comme il y a deux trois ans à Cancun et Playa del Carmen ou le gouvernement a décidé de remettre du sable sur les plages qui disparaissaient, peuvent petit à petit abîmer le récif; c’est la solution la plus rapide que l’état fourni pour « sauver » les fameuses plages de la Riviera maya, mais la réponse la plus rapide n’est pas forcément la meilleure.

A Cancun, sur les plages où l’on a essayer de maintenir des zones de sable larges, le système d’errosion continue, c’est un processus naturel. Il y a des zones (comme certains hôtel tel Bahia Principe…) où l’on a implanté des brises lames, ce qui a provoqué une accumulation de sable du côté du brises lame, et une érrosion de la plage. Il y a donc un bénéfice pour l’un, mais aussi un préjudice pour l’autre. Prendre des décisions rapides peuvent être préjudiciable à la nature nous le savons, mais aussi à l’homme.

Par exemple à Cancun, où les hôtels se sont construits en supprimant la dune de sable, lors du passage de l’ouragan Wilma, une perte de plusieurs millions de pesos a été enregistrée en infrastructures.

Il faut ensuite savoir que ce qui a été investi pour récupérer la plage, fût le triple de ce qui avait été investi en infrastructures. Cette dépense aurait pu être certainement évitée si les constructions n’étaient pas si proche du bord de mer. L’organisme fédéral Zofemat qui gère le littoral nous informe qu’il est normalement impossible de construire à moins de 20m de du bord de mer, ce qui correspond à la zone fédérale; ce n’est malheureusement pas souvent, voir jamais respecté.

barrière de corail

Y a t-il des solutions ?

- La meilleure est de conserver et protéger la dune de sable naturelle et les plantes que les hôtels enlèvent pour ne garder que le sable blanc.

- Faire des opérations de nettoyage des plages, ne pas laisser ses déchets ni ses mégots de cigarette.

-Ne pas utiliser de protection solaire dans l’eau mais vous protégez avec des vêtements adaptés.

-Et pour terminer éduquer et informer les plus jeunes afin que le message continue de passer pour les générations à venir.

- Ne jamais nourrir les poissons des récifs et de ne pas toucher les coraux

A bientôt

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *